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Il reste encore tant à faire

Mar 24, 2016
Wim Parys
Wim Parys
Vice President, R&D Global Public Health

Ce que nous faisons, ou, plus important, ce que nous ne parvenons pas à faire, a un impact significatif sur la vie d’énormément de personnes

Durant le break de fin d'année, j’ai pris le temps de réfléchir à nos efforts et réalisations de l’année 2015 au sein de Global Public Health (lien). Je me suis aperçu que, lors de l’année écoulée, nous avons fait des progrès significatifs dans nos projets Janssen R&D et Access. Je me suis senti fier de ce que les équipes avaient réalisé, et reconnaissant d'avoir la possibilité de répondre aux besoins médicaux de nombreuses personnes dans le monde en développement.

Des images et impressions des visites sur le terrain que j'avais entreprises l'année dernière ont resurgi. L'un des moments les plus percutants a été la visite à l'hôpital Tshepong à Klerksdorp, en Afrique du Sud. Jusque récemment, moins d’1 patient sur 5 souffrant d'une forme ultrarésistante de la tuberculose pouvait être guéri dans cet hôpital spécialisé de la Province du Nord-Ouest, à environ 170 km au sud-ouest de Johannesburg. Inutile de dire que le moral était bas dans les salles de soins. Les patients comme les médecins réalisaient que l’issue de l’admission à l'hôpital n’allait probablement pas être positive, et que la plupart des patients ne seraient pas guéris. Mais durant ces deux derniers mois, un véritable changement a eu lieu. Le Dr. Hannetjie Ferreira, une femme médecin de l'unité, a eu le bonheur de nous annoncer que l'accès à notre bédaquiline (SIRTURO®) avait fait toute la différence. Dans une cohorte initiale de patients qui avaient reçu de la bédaquiline en combinaison avec d'autres médicaments pour traiter la tuberculose UR, aucun bacille de la tuberculose n’avait pu être détecté 6 mois après le début du traitement chez plus de 4 patients sur 5. Les patients étaient encore sous traitement, disait-elle, mais il y avait de fortes raisons de croire que désormais, la guérison était l'issue la plus probable, et non une mort certaine!

J’ai quitté les lieux réjoui et optimiste. Je me suis félicité de cette impulsion, car lorsqu’on travaille dans le domaine de la santé publique dans un contexte de ressources limitées, on réalise qu’il reste encore énormément à faire, combien il est difficile de faire la différence, et à quel point les problèmes qui doivent être abordés sont complexes. Tous ceux d'entre nous qui travaillent dans le domaine des soins de santé devraient se rendre compte que ce que nous faisons (ou, plus important, ce que nous ne parvenons pas à faire) a un impact significatif sur la vie d’énormément de personnes dans des contextes de ressources limitées.