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Onco-hématologie

L’onco-hématologie
  • L’onco-hématologie

Plus de 7 millions de personnes décèdent des suites d’un cancer chaque année dans le monde. Ce chiffre s’accroît constamment et risque d’atteindre plus de 12 millions de personnes en 2030 [1]. Actuellement, nous proposons notamment des traitements pour lutter contre le myélome multiple, le cancer de la prostate, du sein et des ovaires.

Le code génétique en question

Au cours de la vie cellulaire, l’ADN doit être copié fidèlement et transmis correctement aux cellules. Si une lésion se produit, elle doit être promptement réparée pour ne pas compromettre l’expression et la transmission de notre capital génétique. Dans le cas contraire, la cellule peut déclencher un processus cancéreux. Une de ses caractéristiques est en effet la prolifération rapide de cellules cancéreuses qui peuvent essaimer dans d'autres organes, formant ce qu'on appelle des métastases.

Le saviez-vous?

Janssen met à la disposition des patients et de leurs accompagnants une gamme de médicaments spécifiques, ainsi que plusieurs sites web dédiés à différentes pathologies, et notamment dans le domaine de l'oncologie :

Sur le myélome multiple : www.myelomemultiple.fr

La Leucémie Lymphoïde Chronique (LLC)

La leucémie la plus fréquente chez les adultes

La Leucémie lymphoïde chronique (LLC) est un cancer du sang à prolifération lente qui résulte d’un dysfonctionnement des lymphocytes B. Les lymphocytes B malins mis en cause dans la LLC se caractérisent par le dysfonctionnement de leur voie de signalisation cellulaire qui contrôle leur prolifération, leur adhésion, leur migration et leur survie.

Comme toutes les cellules, les lymphocytes B ont normalement une durée de vie limitée ; lorsqu’ils meurent, ils sont remplacés par de nouvelles cellules, la production des lymphocytes étant continue. Mais les lymphocytes B malins survivent, prolifèrent anormalement vite dans le sang et migrent vers l’environnement protecteur du système lymphatique, par exemple la moelle osseuse, les ganglions, la rate où ils ne cesseront plus de proliférer.

Prévalence et pronostic

Dans les pays occidentaux, on dénombre environ quatre cas par an et pour 100 000 personnes, ce qui assimile de fait la LLC à une maladie rare, même si c’est la plus fréquente des leucémies de l’adulte. En France, on dénombre environ 4 500 nouveaux cas chaque année [2]. Les patients sont en moyenne âgés de 70 ans au moment du diagnostic [3]. Elle peut toutefois toucher des sujets jeunes, dans une moindre mesure. La leucémie lymphoïde chronique est plus fréquente chez les hommes (2/3 des cas [3]) que chez les femmes.

Le Lymphome à Cellules du Manteau (LCM)

Le Lymphome à cellules du manteau est un cancer du sang rare et agressif qui affecte le système lymphatique. Il résulte de la transformation maligne d’un lymphocyte B sur le bord externe du follicule d’un ganglion lymphatique, une zone dite du « manteau ».

Si, observées au microscope, les cellules du LCM ressemblent souvent à celles d’un lymphome à évolution lente (indolent), la maladie se comporte comme un lymphome agressif et a tendance à se développer rapidement. Le plus souvent, les lymphocytes B malins apparaissent d’abord dans les ganglions lymphatiques puis ils se propagent vers d’autres parties du système lymphatique où ils s’accumulent en grand nombre : on les retrouve ainsi dans la moelle osseuse, le foie, la rate ou les intestins.

Prévalence et pronostic

La prévalence du LCM est estimée à environ 1/25 000 [4]. Les patients sont âgés, en moyenne, de 65 ans au moment du diagnostic, avec des âges extrêmes pouvant aller de 35 à 85 ans, et une nette prédominance masculine (4 hommes pour une femme) [4].

Le diagnostic intervient, pour la majorité des patients à un stade avancé de la maladie alors que la maladie est disséminée, en raison de ses capacités de prolifération agressive et de propagation rapide [4]. Ainsi le lymphome à cellules du manteau est souvent associé à :

  • des adénopathies généralisées (90% des cas) [4] ;
  • des atteintes digestives (60% des cas) [4] ;
  • des atteintes de la moelle osseuse (55-80% des cas) [4].

Les sujets touchés décèdent, en moyenne 3 ou 4 ans après le diagnostic [5].

La recherche Janssen a récemment permis le développement d’une innovation de rupture dans la LLC et LCM. Cette innovation ouvre aussi de nouvelles perspectives dans d’autres tumeurs hématologiques.

Les tumeurs hématologiques dans leur ensemble se présentent en 5ème position parmi les cancers, en termes d’incidence, avec près de 35 000 nouveaux cas chaque année[6], cependant, chacune des tumeurs hématologiques[6] a une incidence bien moindre, ce qui les apparente à des maladies rares.

Les hémopathies malignes se situant en quatrième position parmi les cancers, en termes de mortalité (avec près de 11 200 décès[7] par an en France).

L’enjeu de la prise en charge est donc de parvenir à trouver des traitements adaptés aux spécificités de maladies sévères affectant un petit nombre de patients.   

Le cancer de la prostate

Avec plus de 71 000 nouveaux cas en France en 2011, le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme, il est devenu un véritable enjeu de santé publique dans nos sociétés [8].

L’association du vieillissement de la population à l’amélioration des moyens diagnostiques – en particulier la diffusion du dépistage individuel par le dosage du PSA (prostate-specific antigen) – explique l’augmentation du nombre de cancers de la prostate diagnostiqués au cours des dernières décennies.

La recherche Janssen a récemment permis le développement d'une molécule dans la classe thérapeutique des antagonistes hormonaux.

Le myélome multiple

L’un de nos domaines thérapeutiques en oncologie est dédié au myélome multiple, un cancer du sang qui se forme dans la moelle osseuse et se caractérise par un nombre important de cellules anormales et une sécrétion excessive d’anticorps dans le sang.

Le myélome multiple représente moins de 2 % des cancers et environ 10 à 12 % des cancers hématologiques. On en dénombre environ 5 000 nouveaux cas par an en France. L'incidence s'accroît avec l'âge et l'âge médian au diagnostic de la maladie est de 70 ans chez les hommes et 74 ans chez les femmes [9].

Une recherche innovante dans le domaine du cancer

En 2004, trois scientifiques ont reçu le prix Nobel de chimie pour leurs travaux portant sur la dégradation des protéines dans la cellule. Aaron Ciechanover, Avram Hershko et Irwin Rose, ont découvert un mécanisme permettant à la cellule d’éliminer les protéines devenues elles-mêmes potentiellement dangereuses pour l’organisme [10].

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