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Trois choses à connaître avant de commencer un biotraitement

Trois choses à connaître avant de commencer un biotraitement

 

En tant qu'ancien médecin pratiquant, je sais à quel point les patients peuvent se sentir dépassés au moment d'affronter un nouveau traitement. Vu le nombre d'intervenants impliqués dans le parcours pour l'accès à un biomédicament, notamment les patients, les professionnels de santé, les laboratoires pharmaceutiques, les organismes payeurs, les administrateurs et bien d'autres encore, mettre tout le monde d'accord sur les objectifs et les préférences thérapeutiques peut parfois décourager les meilleures volontés. Voici 3 choses que les professionnels de santé américains doivent envisager pour leurs patients au moment d'instaurer un biotraitement :

1. Aller à la racine du problème : le savoir, c'est le pouvoir

Bien que le fait de maintenir des lignes de communication ouvertes soit essentiel tout au long du parcours de la biothérapie, commençons par regarder là où le bât blesse le plus souvent. Une analyse des conversations entre des rhumatologues et leurs patients publiée dans un numéro de Arthritis Care & Research de 2018 a mis l'accent sur les importantes lacunes qui pourraient exister dans le dialogue patient-médecin. Dans le cadre de discussions sur l'instauration d'une biothérapie, 4 patients sur 10 ne maîtrisaient toujours pas la notion de biomédicaments en perfusion.i Et tandis que la plupart des rhumatologues estimaient que l'inconfort était le premier obstacle pour les patients en ce qui concerne les perfusions en IV, moins de la moitié des patients sondés confirmaient cette impression.1

Ces statistiques signalent une véritable opportunité d'améliorer la compréhension de l'accès à des biomédicaments administrés par des professionnels tels que les solutions thérapeutiques en IV pour les patients atteints de maladies auto-immunes - et d'aborder les obstacles potentiels à leur prise en charge. C'est pourquoi la détermination de Janssen à se pencher sur les besoins, les motivations et les inquiétudes des patients et des professionnels de santé afin de trouver des solutions pour améliorer la communication, clarifier les idées reçues et mieux informer la prise de décision conjointe concernant les schémas thérapeutiques optimaux me passionne au plus haut point.

2. Abordabilité : votre patient est-il couvert ?

Nous savons qu'il existe des frustrations plus grandes pour nos patients que l'incertitude sur la manière dont ils vont pouvoir accéder à leur traitement, notamment lorsqu'ils sont aux prises avec une maladie auto-immune d'installation progressive. Avant de mettre en route une biothérapie pour un patient, les professionnels de santé doivent aborder des questions telles que l'abordabilité et la couverture santé.

S'intéresser à l'abordabilité peut désigner les frais éventuels que les patients doivent débourser et la couverture dont ils bénéficient à travers la prise en charge par leur assurance (mutuelle) ou leur assurance maladie privée. Heureusement, les biomédicaments en perfusion sont régulés par les compagnies d'assurance, ce qui signifie que les patients ne sont pas dans la situation de devoir exclure un mode d'administration avant d'en rechercher un autre (par exemple, un biomédicament en IV peut être obtenu en première intention et être pris en charge par une assurance maladie privée). Nombreux sont les laboratoires pharmaceutiques, Janssen le premier, qui proposent également des programmes de remises afin de baisser le prix des médicaments pour les patients couverts par une assurance privée. Ces programmes proposent généralement une formule « prix plafonné à X$ » à chaque renouvellement, ce qui permet aux patients d'obtenir des remises sur leurs prescriptions, tout en bénéficiant des prestations maximales du programme chaque année calendaire.

3. À la découverte de l'accessibilité : combien de démarches à accomplir ?

Outre le caractère abordable, nous sommes conscients qu'il est parfois difficile dans un premier temps de comprendre les efforts qu'un patient doit déployer pour avoir accès au mode d'administration du biomédicament de son choix, y compris le temps qu'il devra passer à parlementer avec le cabinet de son professionnel de santé, sa compagnie d'assurance ou une pharmacie spécialisée avant d'avoir accès à ses médicaments. Les professionnels de santé doivent être préparés pour expliquer la logistique à mettre en place pour l'administration, comme le nombre de fois où un patient devra se rendre sur place pour les perfusions comparativement à la fréquence à laquelle il devra s'auto-injecter un traitement administré par voie sous-cutanée.

Entre l'identification d'un biomédicament et le moment où le patient reçoit sa première dose, la multiplication des acteurs qui interviennent dans l'accès au traitement se traduit trop souvent par une course d'obstacles pour les patients. En définitive, le fait d'avoir ces conversations franches lorsqu'un patient est sur le point de commencer un traitement avec un biomédicament lui permet de disposer de toutes les informations dont il a besoin pour se sentir en capacité de prendre des décisions sur sa prise en charge aux côtés de son professionnel de santé.

Pour en savoir davantage sur les enjeux associés à l'utilisation des biotraitements administrés par des professionnels, lisez cet article de ReachMD qui expose les points de vue de 2 professionnels de santé sur la meilleure manière d'aider les patients à naviguer dans les méandres bureaucratiques et à obtenir le traitement dont ils ont besoin.

i Kottak N, Tesser J, Leibowitz E, et al. Ethnographic Observational Study of the Biologic Initiation Conversation Between Rheumatologists and Biologic-Naive Rheumatoid Arthritis Patients. Arthritis Care Res (Hoboken). 2018 Jul;70(7):997-1004. doi: 10.1002/acr.23527. Epub 2018 May 28. PMID: 29381835; PMCID: PMC6033042.